La DPGF — Décomposition du Prix Global et Forfaitaire — est présente dans la quasi-totalité des marchés à prix forfaitaire en 2026 : travaux, rénovation, second œuvre, espaces verts, propreté. Quand l'acheteur fournit une trame Excel à compléter, le candidat a deux options : la remplir vite et risquer un rejet pour incohérence, ou la traiter méthodiquement et sécuriser son offre. Cet article explique la seconde option, de la structure des colonnes jusqu'aux erreurs qui éliminent.
Sur les 50 derniers DCE analysés via Olra, 78 % contenaient une DPGF. Dans 34 % des cas, la trame fournie par l'acheteur variait significativement — sous-postes imbriqués, colonnes TVA distinctes, postes "options" séparés du forfait de base. Il n'existe pas de format DPGF universel imposé par le Code de la commande publique : chaque acheteur construit la sienne. Ce guide vous donne les invariants, la logique de remplissage, et les cinq pièges qui font échouer les offres les mieux chiffrées.
Pour comprendre pourquoi la DPGF diffère fondamentalement du BPU et du DQE — et dans quel type de marché chaque document s'applique — consultez notre article de référence sur la différence entre DPGF, BPU et DQE avant de lire la suite.
- La DPGF décompose un forfait global fixe en postes : c'est le total qui engage contractuellement, pas les lignes individuelles.
- Le format Excel varie selon l'acheteur, mais les colonnes invariantes sont toujours : désignation, unité, quantité, prix unitaire HT, total HT (et souvent TVA + total TTC).
- Le total DPGF doit correspondre à l'euro près au montant inscrit dans l'acte d'engagement — tout écart est une non-conformité.
- Inscrire 0 € sur un poste est considéré comme une offre anormalement basse ou un refus implicite d'exécuter la prestation — les deux mènent au rejet.
- Sur 50 DCE analysés par Olra en 2026, les erreurs les plus fréquentes sont : l'arrondi qui crée un écart de quelques centimes avec l'acte d'engagement, et l'oubli d'un sous-poste en bas de tableau.
À quoi sert la DPGF dans un marché public
Dans un marché à prix global et forfaitaire, l'entreprise s'engage sur un montant total couvrant l'intégralité des prestations décrites dans le CCTP. Ce montant est forfaitaire : il ne varie pas selon les quantités réellement exécutées, sauf ordre de service modificatif ou avenant.
La DPGF a deux fonctions distinctes selon la phase du marché :
- Avant notification : elle permet à l'acheteur de vérifier la cohérence économique de l'offre. Un poste "terrassement" à 800 € dans un marché de maçonnerie à 250 000 € éveille les soupçons. La DPGF sert d'instrument de détection des offres anormalement basses avant toute attribution.
- Après notification : elle sert de base au paiement par situations. Chaque mois ou chaque étape, le maître d'œuvre calcule le montant dû à partir du pourcentage d'avancement par poste DPGF. Une DPGF mal construite (poste trop agrégé, sous-postes manquants) complique la validation des situations et peut retarder vos paiements.
Pour comprendre le mécanisme complet de la décomposition des prix — et pourquoi la DPGF ne s'applique qu'aux marchés forfaitaires — notre article sur la différence entre DPGF, BPU et DQE traite le sujet en profondeur.
Structure d'un modèle DPGF Excel — colonne par colonne
L'acheteur fournit la trame. Vous ne devez pas modifier la structure (ne jamais insérer ni supprimer de lignes sans autorisation explicite du RC). En revanche, comprendre ce que chaque colonne attend vous évite des erreurs de saisie.
Les colonnes invariantes de toute DPGF
Quelle que soit l'acheteur ou le lot, vous retrouvez systématiquement ces colonnes :
| Colonne | Ce qu'elle attend | Erreur fréquente |
|---|---|---|
| N° de poste | Numérotation hiérarchique fournie par l'acheteur (ex. 1.1.2) | Ne jamais renuméroter — les références CCTP s'y rattachent |
| Désignation | Intitulé de la prestation, tel que fourni dans la trame | Ne jamais modifier le libellé — peut invalider la correspondance CCTP |
| Unité | Unité de mesure (m², ml, u, forfait, heure…) | Certaines trames laissent l'unité vide — à renseigner impérativement |
| Quantité | Volume ou surface issu du CCTP ou de vos métrés | Saisir une quantité cohérente avec l'unité — ne pas laisser à 1 par défaut si le CCTP donne des métrés précis |
| Prix unitaire HT | Votre prix par unité, hors taxes | Ne jamais saisir un prix TTC dans cette colonne |
| Total HT | Quantité × Prix unitaire HT — souvent calculé automatiquement | Si la cellule est libre (pas de formule), vérifier manuellement le calcul |
| Taux TVA | 10 % (travaux réno.), 20 % (neuf), 5,5 % (réno. énergétique) selon le marché | Appliquer le mauvais taux — l'acheteur peut le fixer lui-même dans le RC |
| Total TTC | Total HT × (1 + taux TVA) | Vérifier si l'acheteur compare les offres en HT ou en TTC — cela change la stratégie de prix |
Exemple de trame DPGF complète — lot maçonnerie-façade
Voici une trame réaliste pour un lot façade sur un marché de rénovation de bâtiment public (montant estimé : 95 000 € HT) :
| N° | Désignation | Unité | Quantité | PU HT (€) | Total HT (€) |
|---|---|---|---|---|---|
| 1 — Préparation et installation de chantier | 4 800,00 | ||||
| 1.1 | Installation de chantier (bungalow, clôture, signalétique) | forfait | 1 | 2 800,00 | 2 800,00 |
| 1.2 | Mise en place échafaudage tubulaire — façade principale | m² | 320 | 6,25 | 2 000,00 |
| 2 — Nettoyage et traitement de façade | 18 400,00 | ||||
| 2.1 | Nettoyage haute pression (lavage + biocide) | m² | 320 | 12,50 | 4 000,00 |
| 2.2 | Traitement anti-mousse et imperméabilisant | m² | 320 | 8,75 | 2 800,00 |
| 2.3 | Réfection enduit monocouche — fissures < 2 mm | ml | 85 | 18,00 | 1 530,00 |
| 2.4 | Réfection enduit sur zones dégradées (surfaces > 0,25 m²) | m² | 42 | 95,00 | 3 990,00 |
| 2.5 | Remplacement éléments de corniche (moulures béton) | ml | 24 | 253,33 | 6 080,00 |
| 3 — Application peinture extérieure | 28 600,00 | ||||
| 3.1 | Impression fixatrice sur enduit neuf | m² | 360 | 9,00 | 3 240,00 |
| 3.2 | Peinture minérale extérieure 2 couches — teinte RAL définie | m² | 360 | 32,00 | 11 520,00 |
| 3.3 | Peinture fenêtres et huisseries (cadres bois) | u | 28 | 185,00 | 5 180,00 |
| 3.4 | Reprise joints menuiseries (mastic silicone) | ml | 165 | 14,30 | 2 359,50 |
| 3.5 | Protection et nettoyage en fin de chantier | forfait | 1 | 6 300,50 | 6 300,50 |
| 4 — Options (hors forfait de base) | — | ||||
| 4.1 | Ravalement façade arrière (si option levée) | m² | 180 | — | — |
| TOTAL GÉNÉRAL HT | 51 800,00 | ||||
Comment remplir la DPGF sans erreur — étapes dans l'ordre
Étape 1 — Lire le CCTP avant d'ouvrir Excel
La trame DPGF de l'acheteur est construite en miroir du CCTP. Chaque poste DPGF renvoie à une prestation définie dans le CCTP. Avant de saisir le moindre prix, parcourez le CCTP et identifiez pour chaque poste DPGF la description technique correspondante. Cette lecture croisée vous permet de détecter :
- les postes DPGF dont l'intitulé est vague mais dont le CCTP définit des exigences précises (matériau spécifique, performance thermique, norme) qui impactent votre coût ;
- les prestations décrites dans le CCTP mais absentes de la DPGF — elles sont alors réputées incluses dans le forfait sans ligne dédiée ;
- les notes de bas de trame ("le candidat peut ajouter des sous-postes") qui vous donnent une latitude pour détailler votre décomposition.
Notre guide sur la méthode complète d'analyse d'un DCE détaille cette lecture croisée en 5 étapes, applicable à n'importe quel lot.
Étape 2 — Identifier le type de poste (forfait, quantitatif, option)
Toutes les lignes d'une DPGF ne fonctionnent pas de la même façon. Distinguez :
- Postes forfaitaires (unité = "forfait", quantité = 1) : vous fixez un montant global pour une prestation définie. Le risque est du côté de l'entreprise si l'exécution dépasse votre estimation.
- Postes quantitatifs (unité = m², ml, u…) : vous fournissez un prix unitaire que vous multipliez par une quantité. Vérifiez que vos métrés sont cohérents avec les plans du CCTP.
- Options et variantes : certaines DPGF intègrent des lignes "option" que l'acheteur peut lever ou non. Ne mettez pas 0 € sur ces lignes — indiquez votre prix si l'option est levée, ou mentionnez "inclus dans le poste X" avec la référence.
Étape 3 — Saisir vos prix unitaires depuis vos coûts réels
Ne partez pas de prix de marché génériques. Votre prix unitaire doit refléter vos coûts propres : main-d'œuvre (taux horaire × temps unitaire), matériaux (fourniture + pose), matériel, sous-traitance, frais généraux et marge. Un prix unitaire que vous ne pouvez pas justifier poste par poste est un risque en cas de demande de justification pour offre anormalement basse. Sur ce sujet, consultez notre article sur l'offre anormalement basse en marché public.
Étape 4 — Vérifier les totaux à chaque niveau de la hiérarchie
Une DPGF bien structurée a plusieurs niveaux de totalisation :
- Total de chaque sous-poste (somme des lignes détail)
- Total de chaque chapitre (somme des sous-postes)
- Total général HT (somme des chapitres)
- TVA appliquée
- Total TTC
Vérifiez chaque niveau manuellement, même si Excel calcule automatiquement. Les erreurs les plus sournoises viennent des cellules dont la formule ne couvre pas toutes les lignes (une ligne insérée en bas de plage qui sort du `SUM`).
Étape 5 — Aligner le total DPGF avec l'acte d'engagement
C'est le contrôle final et le plus critique. Le montant total HT de votre DPGF doit être identique au montant HT que vous inscrivez dans l'acte d'engagement. Pas à 1 € près : à l'euro cent près. Si votre DPGF totalise 94 999,97 € et que votre acte d'engagement mentionne 95 000 €, l'acheteur est en droit de demander des clarifications — et certains RC prévoient le rejet automatique en cas d'écart, même infime. Pour comprendre le rôle pivot de l'acte d'engagement dans la hiérarchie contractuelle, notre article sur l'acte d'engagement en marché public détaille ses clauses et ses effets.
5 pièges fréquents sur la DPGF en 2026
Piège 1 — Le centième d'euro qui crée un écart avec l'acte d'engagement
C'est le piège numéro un observé sur les DCE analysés via Olra. L'entreprise arrondit mentalement son total à 95 000 € dans l'acte d'engagement, mais la somme automatique de la DPGF donne 94 998,72 € en raison de prix unitaires à trois décimales (ex. 14,333 € × 165 ml = 2 364,945 €, arrondi à 2 364,95 € dans la cellule). Résultat : écart de 1,28 € entre les deux documents.
La solution : finaliser d'abord votre DPGF, laisser Excel calculer le total, puis recopier ce total exact dans l'acte d'engagement — jamais l'inverse.
Piège 2 — Inscrire 0 € sur un poste de travaux réellement inclus
Certaines entreprises inscrivent 0 € sur un poste dont elles ont intégré le coût dans un autre poste, pour simplifier leur décomposition. C'est une erreur. Pour l'acheteur, 0 € = prestation gratuite, donc potentiellement une offre anormalement basse. La bonne pratique : inscrire votre montant réel, même si vous avez factorisé les coûts autrement, ou ajouter une note explicative dans la cellule ou en annexe ("coût inclus dans le poste 2.4").
Piège 3 — Ne pas appliquer le bon taux de TVA
En travaux, trois taux coexistent selon la nature et l'âge du bâtiment :
- 5,5 % pour les travaux de rénovation énergétique (isolation, chauffage, fenêtres) en logement de plus de 2 ans ;
- 10 % pour les travaux de rénovation et d'amélioration en logement de plus de 2 ans (hors travaux éligibles à 5,5 %) ;
- 20 % pour les constructions neuves et les locaux non résidentiels (bureaux, écoles, équipements publics).
Dans les marchés publics, le RC ou le CCAP précise souvent le taux applicable. Si ce n'est pas le cas, posez la question par écrit à l'acheteur via la plateforme — la réponse fait partie du DCE et s'impose à tous. Appliquer 20 % là où 10 % s'applique vous rend plus cher sans raison, et vice-versa peut exposer votre offre.
Piège 4 — Oublier une ligne en bas de tableau
Les DPGF longues (30, 50, parfois 80 lignes) contiennent parfois des postes en bas de tableau que le scrolling naturel fait manquer. Sur 50 DCE audités par Olra en 2026, 12 % contenaient au moins un sous-poste après la ligne "Total général" — placé là intentionnellement par l'acheteur (souvent un poste "prestations complémentaires" ou "réserve acheteur"). Manquer ce poste = offre incomplète = non-conformité potentielle.
Le réflexe : après avoir rempli la DPGF, faites défiler le fichier jusqu'à la dernière ligne visible. Vérifiez que la plage du `SUM` du total général couvre bien toutes les lignes du tableau.
Piège 5 — Recevoir un fichier PDF non éditable et ne pas réagir
Certains acheteurs, notamment dans les MAPA, transmettent la DPGF en PDF au lieu d'un fichier Excel. Si le RC exige un retour Excel et que vous avez reçu un PDF, posez immédiatement la question sur la plateforme. Si le RC autorise un retour PDF, remplissez votre DPGF manuellement dans un logiciel dédié ou recréez-la fidèlement en Excel en respectant exactement la structure de l'original. Ne modifiez jamais la structure de la trame sous prétexte que le format vous le permet. Pour décoder ce que le RC impose ou autorise, notre guide sur le règlement de consultation vous donne les points de vigilance essentiels.
DPGF vs BPU vs DQE — lecture rapide pour savoir ce que vous devez remplir
Avant de vous lancer dans le remplissage d'une DPGF, vérifiez que c'est bien la bonne pièce financière pour votre marché. Deux signaux dans le RC ou le CCAP suffisent à trancher :
- "Prix global et forfaitaire" ou "marché forfaitaire" → vous avez une DPGF à remplir.
- "Accord-cadre à bons de commande" ou "prix unitaires" ou "quantités estimatives" → vous avez un BPU et probablement un DQE (que l'acheteur remplit lui-même).
Certains marchés mixtes combinent les deux. Pour la distinction complète entre ces trois documents — définitions, erreurs fatales, mécanisme de notation prix — consultez notre article de référence sur la différence entre DPGF, BPU et DQE. C'est la lecture complémentaire indispensable à cet article.
La compréhension de la DPGF s'inscrit dans une lecture plus large des critères de notation. L'acheteur ne note pas seulement votre prix global : il analyse la cohérence interne de votre décomposition au regard du CCTP. Notre article sur les critères de notation en marché public explique comment la DPGF alimente l'analyse du critère prix et ce que l'acheteur cherche vraiment à vérifier.
DPGF et mémoire technique : ce que l'acheteur croise
Dans les marchés à critères multiples (prix + valeur technique), l'acheteur lit votre DPGF en parallèle de votre mémoire technique. Cette lecture croisée lui permet de détecter les incohérences : vous annoncez un chef de projet à mi-temps pendant 6 mois dans le mémoire, mais votre DPGF affiche 2 400 € pour le poste "encadrement" sur un marché de 180 000 €. L'incohérence est flagrante — et elle peut déclencher une demande de justification pour offre anormalement basse ou simplement peser sur la note de valeur technique.
La règle pratique : vos hypothèses de dimensionnement (heures, effectif, matériel) doivent être cohérentes entre votre mémoire technique et votre DPGF, même si les deux documents servent des objectifs différents.
Pour aller plus loin
- DPGF, BPU, DQE : différences, usage et erreurs fatales — article pilier complémentaire
- Méthode complète pour analyser un DCE en 5 étapes
- Décoder le règlement de consultation : ce qu'il faut lire en premier
- Offre anormalement basse en marché public : procédure et défense
- Comprendre les critères de notation d'un marché public
- Guide complet du mémoire technique en marché public
- Guide de remplissage DC1 DC2 DC4 : pack cerfa à télécharger
- Premier marché public : checklist 7 étapes pour débutants
- Coût réel d'une réponse à un appel d'offres en 2026 : grille TPE/PME
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Questions fréquentes
L'acheteur peut-il imposer un format DPGF Excel spécifique ?
Oui, et c'est la règle générale. Le Code de la commande publique ne fixe pas de format standard pour la DPGF. Chaque acheteur construit sa propre trame — parfois en Excel libre, parfois dans un logiciel de dépôt dématérialisé. Le RC précise toujours le format attendu en retour (Excel, PDF signé, ou saisie directe sur la plateforme). Si vous modifiez la structure de la trame fournie (ajout de colonnes, suppression de lignes), vous risquez un rejet pour non-conformité formelle. La règle est simple : ne touchez qu'aux cellules destinées à votre saisie.
Que faire si la trame DPGF ne correspond pas aux prestations du CCTP ?
C'est une situation fréquente, notamment dans les marchés rédigés rapidement. Si vous constatez une incohérence entre un poste DPGF et la description du CCTP (poste absent, unité incorrecte, prestation mal libellée), posez la question par écrit à l'acheteur via la plateforme de dématérialisation avant la date limite de remise des offres. Cette question et la réponse officielle font partie du DCE modifié et s'imposent à tous les candidats. N'interprétez jamais seul l'incohérence — signalez-la.
Peut-on ajouter des sous-postes dans la trame DPGF fournie par l'acheteur ?
Seulement si le RC ou la trame elle-même l'autorise explicitement. Certains RC précisent que "le candidat peut détailler les postes en sous-postes sans en modifier les totaux" — dans ce cas, vous pouvez insérer des lignes à condition que les totaux de chaque poste restent cohérents avec la trame d'origine. En l'absence de cette autorisation, ne modifiez pas la structure. La prudence est de mise : un fichier Excel dont la structure diffère de la trame originale peut être rejeté par le système de dépôt automatique de certaines plateformes.
La DPGF est-elle obligatoire dans tous les marchés de travaux ?
Non. La DPGF s'applique uniquement aux marchés à prix global et forfaitaire. Un marché de travaux à bons de commande ou à prix unitaires utilisera un BPU (et un DQE), pas une DPGF. En pratique, les marchés de travaux neufs ou de réhabilitation définis sont très souvent forfaitaires, donc avec DPGF. Les marchés d'entretien ou de maintenance, plus fréquemment à bons de commande, utilisent le BPU. Le RC et le CCAP précisent toujours la forme de prix applicable — c'est la première chose à vérifier dans un DCE travaux.
Comment la DPGF est-elle utilisée pour les situations de travaux mensuelles ?
Après notification du marché, la DPGF devient le référentiel de paiement. À chaque situation mensuelle, le maître d'œuvre ou le maître d'ouvrage évalue le pourcentage d'avancement de chaque poste DPGF. La situation de travaux multiplie ce pourcentage par le montant du poste pour calculer ce qui est dû. Une DPGF avec des postes trop agrégés (un seul poste "gros œuvre" à 60 000 €) complique la valorisation de l'avancement et peut retarder vos paiements. Détailler suffisamment vos postes est donc dans votre intérêt financier — même si rien ne vous y oblige formellement.